Quelles sont les meilleures pratiques du FinOps ?

Les géants du Web, les “pure-players” nés avec le Cloud, pratiquent le FinOps depuis plusieurs années maintenant. Nous disposons donc d’un certain recul, à la fois sur les bonnes pratiques et sur les erreurs classiques à éviter.

Il ne faut pas voir en revanche ce recueil de “best practices” comme un catalogue de mesure à appliquer les unes après les autres ; comme on l’a dit, le FinOps est un processus itératif, continu, et chaque entreprise doit pouvoir parcourir le cycle des pratiques FinOps à son rythme. C’est le principe du “crawl, walk, run” : il faut savoir ramper puis marcher avant de pouvoir courir. Ainsi, l’entreprise avancera dans le cycle FinOps en laissant éventuellement de côté certaines recommandations, le temps de gagner en maturité sur les aspects concernés.

Les bonnes pratiques FinOps

Il y a néanmoins un certain nombre d’invariants et de mesures à mettre en œuvre rapidement. Dans l’organisation, tout d’abord. La responsabilité de l’initiative FinOps doit être centralisée, de façon à assurer une communication fluide entre toutes les équipes ainsi qu’une supervision de l’ensemble des initiatives. Ce qui ne veut pas dire que le travail doit être centralisé, au contraire : les équipes projet doivent prendre la responsabilité de l’utilisation des ressources au sein de leur projet. Elles ne peuvent le faire que si elles disposent de l’ensemble des éléments d’information (le coût des ressources, les besoins fonctionnels et techniques…) mais aussi des objectifs clairs de réduction des coûts ou de l’empreinte carbone, par exemple.

Si elles disposent de toutes ces informations, les équipes IT sont à même de contrôler les dépenses Cloud en restant en phase avec la stratégie business. Elles pourront par exemple mener des opérations de redimensionnement (‘rightsizing’) en toute connaissance de cause et surtout en s’assurant que cela n’impacte pas les performances.

Erreurs classiques vs bonnes pratiques FinOps

Il est aisé de tomber dans des erreurs classiques du FinOps. Il peut s’agir d’erreurs méthodologiques, mais aussi de soucis liés à des aspects plus pratiques, liées à la réservation de ressources ou au redimensionnement.

Du point de vue méthodologique, par exemple, il faut absolument considérer que la communication et l’information font intégralement partie des bonnes pratiques. C’est en labellisant chaque ressource qu’il devient possible de suivre leur usage et leur facturation et donc d’en informer les équipes (principe du ‘showback’), voire de leur refacturer (principe du ‘chargeback’).

Sur les aspects pratiques, il faudra également rapidement s’appuyer sur cette supervision pour analyser l’usage des ressources et procéder à des réservations (RI ou CUD) : les économies d’échelle peuvent être considérables dès lors qu’on s’engage sur 1 à 3 ans. De même, cette supervision en temps réel doit pouvoir servir à détecter des anomalies et éviter de laisser la facture grimper en cas de mauvaise configuration d’un produit ou d’un logiciel.

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